L'énergie
Un mix décarboné assumé : nucléaire public prolongé et financé sur budget d'État, solaire et éolien doublés à gouvernance locale, tarif fondé sur nos coûts de production.
Nous assumons un mix électrique décarboné reposant sur le nucléaire public, les renouvelables et la rénovation des bâtiments.
Le parc nucléaire existant est le seul actif énergétique décarboné, pilotable et intégralement français dont le pays dispose déjà. Le fermer reviendrait à importer davantage de gaz et de panneaux fabriqués ailleurs. Ce serait contraire à tout ce que ce programme défend.
- Prolongation du parc existant sous contrôle de sûreté renforcé, autorité de sûreté indépendante aux moyens accrus, financement du démantèlement provisionné et audité.
- Programme de nouveaux réacteurs financé sur budget public, et non sur l'endettement de l'opérateur.
- Aucune privatisation d'aucun actif énergétique.
- Doublement du solaire et de l'éolien terrestre, avec priorité aux projets à gouvernance locale : sociétés d'économie mixte et coopératives citoyennes.
- Rénovation thermique massive, détaillée au chapitre 7. C'est la seule mesure énergétique qui fasse baisser une facture dès la première année.
- Tarif de l'électricité fondé sur les coûts de production du parc français, et non sur le prix marginal du marché européen. Cette mesure suppose une renégociation des règles européennes de l'énergie : elle figure explicitement dans notre mandat de négociation.
Sur la fusion, disons les choses clairement : le réacteur expérimental installé en France ne commencera ses opérations de recherche qu'en 2034, sa phase la plus avancée en 2039, et il n'est raccordé à aucun réseau électrique. Il ne produira jamais un kilowattheure commercial, par conception. Il n'entre donc dans aucun calcul énergétique de ce mandat. Il démontre en revanche exactement ce que nous défendons : certaines recherches ne peuvent être portées que par la puissance publique, sur quarante ans, hors de toute logique de rentabilité à court terme.