Chapitre 20 · Calendrier
Ce qui se fait, et quand.
Un calendrier sert à être opposé à celui qui l’a écrit. Voici le nôtre, du premier décret à la reddition de comptes de fin de mandat.
Les cent premiers jours
Mai — août 2027
Décrets, abrogations et moratoires : ce qui ne demande pas de loi nouvelle.
- Blocage des prix sur un panier de produits de première nécessité et sur l’énergie
- Abrogation de la réforme des retraites de 2023
- Hausse du SMIC et dégel du point d’indice
- Décret fixant le socle de sécurité des données et saisine de l’autorité de protection
- Doctrine du logiciel libre par défaut dans l’administration
- Moratoire sur les fermetures de services publics et de classes
- Demande d’ouverture de la conférence intergouvernementale européenne
Première année
2027 — 2028
Les lois de programmation, et la convocation de l’assemblée constituante.
- Loi de programmation pour l’école et la recherche
- Loi santé : ratios opposables et sortie de la tarification à l’activité
- Loi sur les nationalisations et la conditionnalité des aides
- Convocation de l’assemblée constituante
Deuxième et troisième années
2028 — 2030
Les chantiers de structure, ceux qui demandent de construire un outil public.
- Réforme territoriale et fiscalité locale
- Planification écologique contraignante
- Pôle public du médicament
- Migration des données publiques
- Lancement du fonds public de retraite
Quatrième et cinquième années
2030 — 2032
Le moment où l’on rend des comptes sur ce qui précède.
- Évaluation publique de chaque cible chiffrée annoncée
- Reddition de comptes devant le Parlement et devant les citoyens
Et ensuite
Nous ne promettons pas de tout reconstruire en cinq ans.
Nous nous engageons sur une trajectoire de dix ans, publiée année par année, chiffrée mesure par mesure, sans hypothèse de croissance supérieure à un point de PIB.