Refonder l'école et la recherche
La priorité absolue au primaire, le métier rendu attractif par le revenu et la sécurité, le budget de la recherche doublé et un contrat de retour pour nos chercheurs.
Le métier n'attire plus. Des concours restent non pourvus, les démissions en début de carrière augmentent, et les résultats en lecture et en mathématiques se dégradent depuis vingt ans. Ce n'est pas un problème de programmes. C'est un problème d'attractivité, de nombre d'adultes par enfant, et de temps.
La priorité absolue va au primaire
Tout se joue avant dix ans. Nous concentrons l'effort là, et nous l'assumons.
- Vingt élèves maximum par classe en primaire, quinze en éducation prioritaire.
- Écoles normales rétablies, avec pré-recrutement rémunéré dès la première année de licence, en contrepartie d'un engagement de servir dix ans. Nous réglons l'attractivité par le revenu et la sécurité, pas par la communication.
- Revalorisation forte des débuts de carrière, exprimée en multiple du SMIC pour être vérifiable.
- Un adulte de plus par école : coordination, santé scolaire, lien avec les familles.
- Fin du pilotage par indicateurs et retour de la liberté pédagogique. Les enseignants partent aussi parce qu'on ne leur fait plus confiance.
Les contenus
- Lire, écrire, compter comme socle non négociable, avec dédoublement des temps de lecture.
- Culture numérique et esprit critique : sources, algorithmes, vie privée, chiffrement.
- Santé : premiers secours, alimentation, santé mentale, vie affective.
- Éducation artistique effective dans chaque école, avec des intervenants rémunérés.
La recherche, et le retour de nos chercheurs
Un jeune chercheur français part parce qu'il gagne davantage ailleurs, obtient un poste stable plus tôt, et passe moins de temps à monter des dossiers de financement. Nous attaquons les trois.
- Loi de programmation portant le budget de la recherche publique au double sur dix ans, avec trajectoire inscrite dans la loi.
- Cinq mille postes titulaires par an pendant cinq ans, et titularisation des contractuels occupant des fonctions pérennes.
- Salaires d'entrée alignés sur ceux de l'Allemagne et des Pays-Bas.
- Financement récurrent des laboratoires majoritaire, appels à projets minoritaires. Le temps passé à candidater est un coût invisible qui pousse au départ.
- Contrat de retour pour les chercheurs partis à l'étranger : installation, équipement de laboratoire garanti cinq ans, logement, accompagnement du conjoint. Objectif public et vérifiable de deux mille retours en cinq ans.
- Visa scientifique accéléré et statut protecteur pour les chercheurs étrangers, en particulier ceux dont le pays coupe les budgets de recherche.
Le crédit d'impôt recherche, réorienté vers l'industrie
Sept milliards et demi d'euros par an, premier dispositif fiscal en faveur des entreprises. Les évaluations publiques convergent : il entraîne réellement la recherche des PME, beaucoup moins celle des très grands groupes. Et surtout, il finance l'invention sans jamais financer l'usine. La France paie pour inventer, et la production s'installe ailleurs.
- Plafonnement par groupe, qui recentre le dispositif sur les PME et les entreprises de taille intermédiaire.
- Exclusion des dépenses sous-traitées hors d'Europe.
- Majoration forte pour l'embauche de jeunes docteurs en contrat à durée indéterminée, exclusion pour toute entreprise qui réduit ses effectifs de recherche.
- Création d'un crédit d'impôt industrialisation, qui récompense non pas l'invention mais la première ligne de production installée sur le territoire.
- Remboursement intégral en cas de transfert hors d'Europe de l'activité aidée dans les dix ans.
- Publication des bénéficiaires et des montants.